April 29, 2017

Les réserves de la préfecture du Var concernant le PLU de Toulon

Le préfet du Var, M. Paul Mourier, a livré une analyse sévère du PLU de Toulon soumis à enquête publique du 6 Février au 9 Mars.
Sur la forme, un manque de clarté évident est pointé :
« la composition du document est complexe »,
« cette complexité peut nuire à une bonne information du public et favorise les redondances et incohérences ».
C’est en effet ce que nous avons ressenti lors de l’analyse de ce PLU.
Sur le fond :
  • Le problème des transports, insuffisamment traité dans le PLU, est critiqué nettement : « Le PLU devrait être en mesure d’anticiper d’un point de vue urbain la ligne 2 de TCSP« , « l’ouverture du second tube et l’arrivée de la ligne 1 de TCSP justifient une analyse et l’adoption d’orientations plus précises des évolutions possibles et souhaitées de l’espace public, en particulier du nouveau partage de la voirie à mettre en oeuvre« . « Le PLU devrait insister sur les incidences du projet d’élargissement de l’A57« . Tous ces problèmes nous les avons déjà relevés et portés sur la place publique, espérons cette fois que la préfecture sera entendue.
  • Le problème de la gestion économique du sol est également pointé du doigt: « Les zones UD et UE recouvrent plus de 40% du territoire communal. Leur évolution est donc déterminante, et nécessite l’utilisation optimale du potentiel foncier qu’elles peuvent offrir« , ça n’est clairement pas le cas (voir nos réserves).
  • Sur les questions environnementales, le constat est sans appel sur les incohérences de certaines parties du travail effectué dans ce PLU : « Le terme de trame verte et bleue semble inadéquat compte tenu des fragmentations et de l’absence de politique volontariste de reconstitution des continuités. Le PLU ne semble pas en mesure de préciser les délimitations de corridors écologiques amorcées par le SCOT ».
    On trouve également des accusations graves : « Cette conclusion semble procéder dans certains cas  de la simple affirmation insuffisamment argumentée notamment dans le cas de projets d’urbanisation en zone Natura 2000 ».
    Sur le Faron et le Baou : « la rédaction des occupations et utilisations du sol est à revoir car elle suggère une vocation économique pour ces zones qui n’est pas adapté à un site classé (zone NS) ». Le Faron et le Baou doivent donc rester des zones strictement naturelles, ce que nous défendons vivement, en collaboration avec d’autres associations.
  • Les risques sont insuffisamment mis en évidence et pris en compte : « une carte permettant de localiser les zones exposées aux risques, notamment le risque inondation devrait figurer dans le rapport de présentation (…) l’adéquation des règlements de zone avec les préconisations liées aux risques n’apparaît pas clairement à ce stade« .
L’ensemble du PLU nous semble donc être très critiqué par la Préfecture, ce qui va dans le sens de l’analyse que nous avons pu faire de notre coté sur les même thèmes.