Lundi, à la fac de droit, l’association estampillée « apolitique et citoyenne » organisait une conférence-débat pour convaincre « objectivement » son monde. Persuader les 300 personnes présentes que la solution communautaire d’un Bus à haut niveau de service (BHNS) tiendrait plus de l’hérésie que de la panacée. Quant à la possibilité d’un tram sur pneu, elle a été vite écartée.
Toulon@venir a effectivement su se montrer probant. Reste que la structure souhaite désormais pousser Hubert Falco à revenir sur sa décision et à « relancer travaux et appels d’offres concernant la création d’un tramway. » Une mince affaire...
On peut en tout cas regretter qu’aucun « pro-BHNS » de la ville ou de l’agglomération n’ait souhaité venir apporter sa contradiction. « Cela ressemblera à une réunion de l’opposition », a-t-on argué dans la majorité. Un traquenard avec sa cohorte d’adversaires politique (2), en d’autres termes.
Valentin Giès, président de l’association s’en défend : « Tout le monde était invité à débattre. Quant à moi, j’ai certes ma carte au PS, mais c’est une décision personnelle qui n’a rien à voir avec notre propos. Notre association est hétérogène. Pour preuve de notre bonne foi, j’ai cité la qualité du travail effectué par le Syndicat intercommunal des transports (SITCAT) à l’époque, de TPM récemment, des élus UMP que nous avons rencontrés, qui nous ont aidés... et qui n’ont jamais compris la décision d’Hubert Falco. »
C’est d’ailleurs une des rares interrogations à laquelle n’ont pas voulu répondre les bénévoles de la structure : « Pourquoi le maire a-t-il choisi de faire marche arrière alors que le projet des rails était lancé ? Nous n’avons pas le début d’un commencement de réponse... »
1. Le document est consultable en ligne sur le site de l’association : www.toulonavenir.com