Leur objectif : la mise en place du tramway dans le cadre du transport en commun en site propre (TCSP), tel qu’il est établi dans la déclaration d’utilité publique (DUP) votée en 2000 et modifiée, en 2005. Un tramway devenu le serpent de mer de l’agglomération, surtout depuis que le président de TPM lui préfère le bus à haut niveau de service (BHNS), Soit l’abandon des rails au profit des pneus...
« Des choses se font depuis 2001, mais le problème est que M. Falco n’a aucun projet précis. Il veut un BHNS, mais lequel ? On risque de repartir sur un nouveau projet qui prendra trois ou quatre ans de plus. En deux ans, avec le tramway, on aurait pu terminer le chantier ; mais là, on ne se sait pas où on va », dénonce Maurice Franceschi de TVD. D’autant que la DUP, qui doit prendre fin en 2010, parle bien de tramway mais pas de BHSN. « Au niveau juridique, tout risque de repartir à zéro. Alors que c’est maintenant que l’on a besoin d’un TCSP », poursuit·il. Et, selon les associations, le BHSN, avec une emprise plus large, risque aussi de relancer la campagne d’expropriations menée pour la réalisation du tracé Université-place Noël Blache.
Rails contre pneus
« Aujourd’hui à Toulon, 50 000 voyageurs se déplacent chaque jour en transport en commun sur le boulevard de Strasbourg. Ils seront 65 000 dans trois ans. Si le BHNS est choisi, ils seront 40 000 par jour contre 100 000 avec un tramway. 40% des besoins en déplacements des Toulonnais ne seront donc pas couverts », argumente Vincent Gies, porte-parole du collectif et responsable de l’association Toulon@venir. Les travaux ? « Il y a peu de différence entre les deux projets, puisque les réseaux souterrains (téléphone, gaz, électricité ... ndlr) devront dans les deux cas être déviés. Donc, les travaux auront bien lieu, même en cas de BHNS ». Quant au financement, « le coût par passager transporté sera identique puisque le tram en véhiculerait deux fois plus ». « Le tramway pourrait aussi être financé par le versement transport des entreprises en l’augmentant de 1 à 1,75% des salaires », ajoute le porte-parole.
« Le débat sur le TCSP existe mais il se fait pat voie de presse interposée. Il n’y a aucun dialogue entre les associations et les élus sur la question », résume Vincent Gies. « Nous défendons une vision à long terme, dans l’intérêt général. Ce que l’on veut c’est que les élus écoutent notre argumentaire », poursuit Jean Ecochard, président de la fédération des CIL de l’Est toulonnais. « Aujourd’hui encore, nous demandons officiellement la tenue d’une rencontre ou d’un débat avec M. Falco. Ce que nous voulons simplement, c’est que les choses avancent », concIuent Jean·Paul Leroy, président du CIL des 3 baies du Pradet, et Jean-François Guyetand, président du CIL la Coupiane Val Sud.
G. DE SAINT VULFRAN