Tribune parue dans le Ravi : numéro d’été 2011
Par Valentin Gies, président de Toulon@venir
Avec Hubert Falco, exit le tramway du Plan local d’urbanisme en cours d’élaboration ! Le maire de Toulon préfère louer les vertus du soleil et d’un « bus à haut niveau de service ». Un peu juste…
C’est l’été, la saison préférée d’Hubert Falco. Celle qui permet au maire de Toulon de répéter à l’envie et à qui veut l’entendre que « nous avons le soleil et la mer ». C’est vrai, convenons-en, on pourrait même ajouter la plus belle rade d’Europe et le Faron. Amis touristes : bienvenue ! Le soleil et la mer, c’est quand même un peu juste comme programme : transports, développement économique, université, rénovation urbaine du centre ville, Toulon « avance » (cf. le slogan municipal) mais à la vitesse d’un escargot suisse… Prenons un exemple, celui du tramway.
Le soleil et la mer n’améliorent en rien les déplacements urbains, sauf pour les navettes maritimes plus agréables par beau temps. Pour les bus dont les qualités sont tellement vantées par Hubert Falco, c’est tout le contraire : en plein soleil aux heures de pointe, l’usager commence par dessécher en attendant son bus annulé ou englué dans le trafic des 26 lignes passant au même arrêt (!) sur le Boulevard de Strasbourg au centre ville. Une fois monté à bord, il se retrouve compacté version sardine avant d’être secoué longuement et bruyamment. Une expérience inoubliable qui vous permettra d’échanger votre sueur avec vos malheureux semblables dans un élan de partage aussi inévitable que désagréable.
A Nice et à Marseille, les déplacements en bus sont aussi des moments difficiles, mais il y a le tramway et le métro… A Toulon, nous avons espéré le tram : choisi en 1998, commandé en 2000, annulé à l’arrivée du maire en 2001, choisi à nouveau en 2005 à l’unanimité des élus de l’agglomération toulonnaise. En 2006, c’est le drame : Hubert Falco déclare dans Var Matin « le tramway, c’est dépassé », balayant d’un revers de la main ses engagements. Aujourd’hui, le maire sans aucune consultation publique (2), se fait ardent défenseur du Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) comme axe principal de Toulon, le même bus qui a été choisi pour desservir… les calanques de Marseille.
C’est bien là que le bât blesse : une ligne de BHNS permet de transporter 30 000 passagers par jour au grand maximum (1). Or à Toulon, sur la ligne 1 qui traverse l’agglomération d’Est en Ouest, il faut desservir plus de 60 000 usagers par jour… Avec le BHNS de Hubert Falco, le transport en commun version « sardines » a de l’avenir. Ajoutons à cela un prix de revient du billet deux fois plus élevé pour le BHNS que pour le tramway, l’addition sera salée pour le contribuable toulonnais : 12 millions d’euros en plus chaque année ! Enfin, rappelons que dans « Bus à Haut Niveau de Service », il y a « Bus » et donc moteur diesel alors qu’un tramway est électrique : une grosse différence dans une ville parmi les plus polluées de France ! En méprisant ceux qui ont opté pour le tramway (Comme Avignon et Aubagne…), Hubert Falco fait un choix aussi inexplicable qu’irresponsable. Le tramway ne figure même plus sur le Plan local d’urbanisme en cours d’élaboration…
Citoyens toulonnais, nous continuerons à nous battre pour donner un avenir à Toulon. Imaginez un instant… Le tintement d’une clochette, c’est un tram qui arrive silencieux au centre ville de Toulon. Autour les commerces prospèrent, le centre ville est vivant, les étudiants à vélo ont réinvesti la ville, l’université est dynamique, l’atmosphère est sereine et le vivre ensemble y règne, l’air est devenu respirable, trouver un logement ou un emploi n’est plus un problème. Et en plus… Il y a toujours le soleil et la mer…
(1) http://bhns.fr/IMG/pdf/Nantes.pdf
VAR-MATIN — édition du 20 avril 2011.
Le PLU complet présenté à la population
La Rode. La première des cinq réunions publiques de présentation du plan local d’urbanisme a eu lieu lundi soir avec les zonages.
La première des cinq réunions de présentation du PLU a eu lieu lundi soir à la salle Bortolaso de La Rode.Le PLU, ce plan local d’urbanisme, document officiel qui fixe un ensemble cohérent de règles en matière d’aménagement et de développement de la commune, remplace le plan d’occupation des sols datant de 1994.À la présentation de la réunion, Philippe Sans, adjoint délégué à l’urbanisme en charge de la rédaction du dossier, s’est livré à une explication des grandes lignes ainsi que des décisions urbanistiques à venir pour Toulon. "Nous voulons, à travers ce PLU, conforter l’attractivité de la ville, encourager le dynamisme des quartiers, maîtriser la mobilité, faciliter les nouveaux modes de transports et répondre aux besoins résidentiels."
Une simplification de la situation
En pratique, et dans les détails, l’élu a précisé que ce nouveau PLU "n’était pas une révolution mais une simplification du zonage, l’application des lois SRU et Grenelle, l’aide au renouvellement urbain en centre-ville, le respect des grands équilibres d’urbanisation entre développement et protection de l’environnement. Nous avons aussi nettoyé les anomalies qui existaient par endroits chez des particuliers et fixé 30% de zones naturelles (dites "N")."Le PLU va changer le nombre d’emplacements réservés de voirie qui passe de 164 dans le plan d’occupation des sols de 1994 à 107 dans ce nouveau plan. "Cela va permettre de faciliter les déplacements, la création de parkings-relais, du passage du TCSP."Sur le logement, et partant sur une base d’augmentation de 7680 habitants d’ici 2020, "le PLU prévoit 550 logements par an dont 2969 neufs et 1054 logements sociaux neufs sur six ans." Par ailleurs, cinq "secteurs de projets" sont réservés, ils ne sont pas au centre de "projets particuliers pour l’instant mais le seront dans l’avenir". Il s’agit de Brunet, du parc de la cité judiciaire, de l’axe des gares est, ouest et des ports.Quant à la suite : "le PLU devrait, si tout se déroule bien, être approuvé au début de l’année 2012."
En attendant, d’autres réunions auront lieu les 26 avril, 9 mai, 16 mai et 23 mai. LAURA FOUNIER
Toulon@venir AU CRENEAU
Valentin Giès, président de l’association Toulon@venir a pris la parole pointant "un manque d’informations. Le site internet existe mais il est pauvre"."Vos avez toutes les informations dont vous pouvez avoir besoin !" a répondu Philippe Sans. "Et la particularité de notre équipe, c’est d’être sur le terrain, de rencontrer du monde. Et c’est la première fois que je vous vois."Valentin Giès a alors demandé :"Pourquoi n’y a-t-il pas de Plans de prévention des risques d’incendie de forêt sur les pentes du Faron ?"."Il y a dix ans, j’ai installé le comité communal des feux de forêt, tout a été prévu et nous n’avons eu aucun gros problème. Mais si le préfet veut en installer un et que les habitants sont pour..."Dans la salle, ces derniers déjà bien remontés contre le classement en zone N ont répondu par de sonores "Oh non !".
PS : Plus de réunions
Le conseiller municipal et président du groupe socialiste Robert Alfonsi, a pris la parole pour enjoindre les élus à "se donner du temps pour la consultation, car le PLU vaut autant pour son contenu que son élaboration".Pour lui, "le PLU engage les générations à venir et il est souvent d’une extrême fragilité et ne doit pas être source de contentieux. Donc, doit être discuté avec la population."L’élu a pris l’exemple de la ville de Montreuil avec "50 réunions prévues où tout le monde est associé dans une idée de démocratie participative. De cette manière, le PLU devient un consensus et ne peut pas être attaqué".A quoi Philippe Sans a répondu "être serein sur le fond car nous avons bien travaillé".Et sur les consultations, l’élu s’est défendu "depuis dix ans, nous avons fait plus de mille réunions de quartiers. Depuis 2002 dans les CIL, on ne parle que du PLU !"Une phrase qui n’a pas fait consensus dans la salle.Certains n’étant pas adhérents des CIL. Et un habitant s’insurgeant : "Mille réunions ?! Vous nous enfumez là, on a vraiment l’impression que le PLU a été établi de manière totalement unilatérale !".
Les dents grincent sur le chemin de l’Uba
Le plus attendu dans une présentation de PLU reste toujours les "zonages" qui établissent, entre autres, les règles de construction sur le territoire de la commune établies "en fonction des orientations du PADD (1), de documents suppracommunaux et les vocations dominantes de chaque site, les caractéristiques urbaines du territoire".Et c’est surtout sur ce point que des dents ont grincé, et notamment du côté du chemin de l’Uba. Les habitants avaient déjà exprimé leurs angoisses sur le devenir de leurs parcelles en réunion de quartier, et sont venus les redire directement à Philippe Sans."Avec le passage en zone naturelle du chemin de l’Uba, le plan d’exposition aux risques de chutes de blocs, le Plan de prévention des risques, on a l’impression que vous voulez geler une partie des terrains et de cette manière, spolier une partie des Toulonnais !" s’est énervé un habitant du chemin de l’Uba. Une réunion bientôt dans le quartier. "La zone à risque est établie par l’État", a répondu l’élu. "Et je vous rassure, je ne pense pas que la préfecture ait d’arrière-pensées de ce genre. Quant à la zone N, elle autorise 30% d’extension possible sur les propriétés. Mais il ne pourra pas y avoir de nouvelles constructions." Une réponse loin de satisfaire le président du Cil Uba-Nord Faron, Jean-Michel Monnier : "Nous sommes atterrés de voir qu’à 150 mètres du chemin de l’Uba, on a défoncé la colline pour construire un immeuble et que nos terrains sont gelés. On n’a que des devoirs en somme et aucun droit !" "Je reconnais que précédemment, dans la volonté d’urbanisation, on a créé de l’espoir a argumenté l’élu. Mais j’explique depuis dix ans que les terrains ne seront pas constructibles. Je connais vos inquiétudes, mais je répondrai toujours de la même manière."Une réunion devrait être organisée sur ce point particulier dans le quartier.
(1) PADD : Le projet d’aménagement et de développement durable (document politique exprimant les objectifs et projets de la collectivité locale en matière de développement économique et social, d’environnement et d’urbanisme).
LA MARSEILLAISE - édition du 6 mai 2011.

LA SEYNE : salle comble pour le débat sur les transports.
Transport en commun. Le collectif tramway organisait ce mercredi un débat sur le moyen de transport à retenir sur l’agglomération.
Il y avait du monde mercredi soir à la Bourse du travail à l’occasion de la conférence-débat, voulue par la municipalité seynoise et organisée par le collectif tramway.
Les élus de la majorité municipale représentant les différents courants politiques (PS, PRG, Verts, PCF), mais aussi ceux de l’opposition – notamment l’ancien maire (UMP) Arthur Paecht, installé au fond de la salle – étaient présents, comme les élus ou ex-élus de l’opposition municipale toulonnaise (PS et PCF).
Tous étaient là pour participer à la discussion sur la question : quel moyen de transport en commun pour l’agglomération toulonnaise ?
C’est le jeune Valentin Giès, du collectif tramway, qui a présenté la différence qu’il y a entre le BHNS (Bus à haut niveau de service), qui a la faveur du président de TPM et du tramway, tel que l’on peut le concevoir tout naturellement sur le rail.
Le conférencier est clair "Faire le choix du BHNS, ce n’est pas répondre aux besoins." Et de développer : "Les besoins que nous avons aujourd’hui concernent 60 000 voyageurs par jour. Et seul le tramway peut répondre à cette demande sur l’agglomération."
Sur le coût financier, là encore Valentin Giès fait la démonstration que le tramway coûterait moins cher à court terme : « Investissement de 520 millions d’euros pour le tramway contre 340 millions pour le BHNS. » Mais de souligner : « En fonctionnement on s’y retrouve : 12 millions d’euros par an pour le tramway et 24 millions d’euros par an pour le BHNS. Plus de nouveaux bus. Le BHNS est plus cher au bout de 15 ans, environ 60 millions d’euros. Sur 50 ans on aura perdu 650 millions d’euros et ça ne répond pas aux besoins".
Dalle de béton de 30 ou 60 cm ?
Autre question, et non des moindres, mise en avant par Valentin Gies : les travaux nécessaires pour le TCSP (transport en commun en site propre).
"Les rails métalliques du tramway sont posés sur une dalle en béton armé de 30 cm d’épaisseur. Par contre il faudra une dalle de béton armé de 60 cm d’épaisseur pour le BHNS." Il précise : ’"Dans tous les cas, il faut déplacer tous les réseaux qui passent dessous."
Le conférencier fait remarquer que le BHNS, sur une partie de la ligne sera au milieu de la circulation, ce qui va "allonger les temps de parcours."
À une époque ou l’on sensibilise les citoyens sur le respect de l’environnement, la question de pollution a également été abordée.
Le bus à haut niveau de service a un moteur hybride. Il marche à l’électricité produite par un moteur diesel. Par contre, le tramway est propre, son moteur est 100% électrique.
En conclusion, Valentin Giès se prononce favorablement pour le tramway tout en soulignant : "C’est un choix responsable de bon père de famille."
Le premier à intervenir dans le débat est le représentant du maire Claude Astore (PRG), qui ne prend pas une position claire entre le BHNS ou le tramway. Devant l’incompréhension de la salle, l’élu précisera ses propos : "Pour nous, il faut un véritable TCSP sur rail ou sur pneu....". Il demande même que TPM prolonge le couloir du TCSP jusqu’au centre-ville "en agrandissant les quais."
Une idée qui n’est pas nouvelle car, au départ, dans le mandat du maire Maurice Paul (PCF) de 1995 à 2001, le projet de tramway partait devant l’hôtel actuel. Le port étant repoussé 20 mètres plus loin. Sur la dalle passait le tramway et en dessous la circulation automobile. Un projet certes ambitieux, qui aurait donné de l’espace à vivre sur le port, mais qui n’a pas été poursuivi par la municipalité UMP de 2001 à 2008. Guy Mousse
Les différents intervenants ont mis en avant la consultation de la population.
Dans le débat, l’adjoint au maire de la Seyne, Jo Pentagrossa (PCF) a, à titre personnel, fait remarquer que le conseil municipal "n’a jamais délibéré sur le choix du TCSP. Mais je suis pour le tramway." Et de préciser : "je serai le fervent défenseur du tramway et de la gratuité." Au nom de l’union départementale CGT, Jean-Louis Horon a souligné : "90% des salariés qui habitent dans TPM travaillent dans les communes de l’agglomération. Cela représente plus de 110 000 personnes qui chaque jour font un déplacement domicile-travail. À cela s’ajoutent près de 25 000 autres salariés qui habitent hors TPM..." Et de formuler cette proposition : "l’organisation d’un grand débat public, qui pourrait prendre la forme d’assises du transport. C’est, nous le pensons, une exigence démocratique légitime de permettre l’expression de la citoyenneté." Et de conclure : "L’UD CGT est favorable à la mise en service d’un tramway au sein de l’agglomération toulonnaise, complémentaire à un mode de transport multimodal, répondant aux besoins des populations".
Le conseiller régional socialiste Robert Alfonsi a quant à lui rappelé : "En novembre 2005, il y a eu à TPM un vote unanime pour le tramway. C’est un vote démocratique qu’il faut respecter."
VAR MATIN – édition LA SEYNE-SUR-MER du 6 mai 2011.
TRANSPORTS. Une réunion publique a réuni une centaine d’élus et de citoyens convaincus et militants. Tandis que la municipalité seynoise évite de se positionner.
Un argumentaire chiffré et méthodique en faveur du tramway.
Voilà le travail de conviction que mène le Collectif tramway (1) depuis plusieurs mois dans l’agglomération toulonnaise. Mercredi soir, l’exercice s’est déroulé à la Bourse du travail, en présence d’une centaine de participants.
En une heure et demie de débat, une vingtaine de personnes, ont pris la parole. Tous sont pour un authentique tramway sur rail. Et contre la version bus à haut niveau de service (BHNS).
Malgré l’invitation aucun élu de la majorité UMP au sein de l’agglomération n’était venu défendre le projet ayant désormais les faveurs du président de TPM Hubert Falco. Mais le BHNS "n’a jamais fait l’objet du vote des élus locaux", tempête Robert Alfonsi, élu toulonnais présent dans la salle. "Seul le tramway a été approuvé, par une déclaration d’utilité publique, en 2005. " Et à l’époque, "le vote des élus avait été unanime ".
Le "ni-ni"du maire.
Le collectif place le débat sur le plan technique, tandis que les élus de gauche escaladent sa face politique. La municipalité seynoise reste assise entre deux chaises. Le maire Marc Vuillemot, qui n’était pas présent, a été remercié maintes fois de bien vouloir accueillir la réunion dans sa ville. Petit exercice de diplomatie locale.
L’adjoint et pilier de la majorité Claude Astore portait la voix du maire, qui justement ne dit ni oui ni non. Poussé à être plus explicite, Claude Astore reprend : "Pour nous, il est vital qu’il y ait un transport en commun en site propre. Que ce soit un BHNS ou sur rail. Nous ne nous acharnerons pas compte tenu des difficultés de transports rencontrées par notre ville."
Prochaine étape en juin.
Le collectif lui répond que le plus rapide serait de faire rouler le tramway, car "toutes les études ont été faites". Contrairement au BHNS, pour lequel "il faudra refaire une enquête publique. Et il y aura des contentieux". Robert Alfonsi enfonce le clou : "Dans le calendrier prévisionnel du BHNS, La Seyne est reléguée en 2020, c’est inadmissible".
Selon lui, une délibération sera présentée au conseil communautaire en juin prochain. Cela tombe bien, les élus seynois y seront présents eux aussi. Entre élus de gauche, ce sera l’heure de vérité : un discours commun à l’échelle de l’agglo, ou des voix discordantes dans chaque commune. SONIA BONNIN
Savoir + Internet : www.tramwaytoulon.com.
(1) L’assemblée générale du Collectif tramway aura lieu le 14 mai, à 09H30 dans la maison Méditerranée à Toulon.
Les points chauds de la discussion.
Le diagnostic
Le porte-parole du Collectif tramway, Valentin Gies, a décrit les avantages comparatifs du tramway sur le BHNS, avec "des sources ministérielles, certifiées, pas des chiffres à nous", précise-t-il d’emblée.
Le besoin de transport sur le centre-ville toulonnais est évalué à "4000 passagers par heure et par sens". Le tramway "peut en transporter 6000, le BHNS 3000"
L’investissement initial du tramway est plus cher (520M€ contre 340M€) mais le coût de fonctionnement est deux fois moindre. En quinze ans, "c’est rentabilisé". Robert Alfonsi estime que le coût est "un faux débat ". "TPM peut bénéficier d’aides importantes. En octobre, Nice a reçu 54M€ pour financer son tramway".
Le comparatif des travaux
Bien que TPM soit d’un autre avis, le collectif estime que les travaux "sont relativement comparables" entre un tramway et un BHNS. Dans les deux cas "il faut déplacer tous les réseaux souterrains pour couler des dalles en béton". Durée estimée : 2 ans et demi. Par contre, le BHNS (sans rail) "a une emprise au sol plus importante". Sept mètres pour le BHNS, six pour le tramway. "Il y a des endroits où ça ne passera pas. Le bus sera mis au milieu du trafic voitures. Est-ce légitime de faire un tel investissement pour cela ?"
Les contentieux
Selon Valentin Gies, le projet version BHNS serait frappé d’un risque de contentieux important. Selon lui, "il faudra refaire une déclaration d’utilité publique".
Mi-mai le collectif se réunira (1) pour modifier ses statuts et avoir "la capacité d’agir en justice". "On fera valoir le droit du citoyen. La jurisprudence nous est plus que favorable".
Consultation du public
L’élue communiste seynoise Christine Sampéré a demandé "un référendum", la "protection des terres agricoles" et "la gratuité des transports en commun". La CGT désire "un grand débat public à l’échelle de TPM". L’élu socialiste six-fournais Philippe Comani s’est étonné que la 6e ville du Var soit oubliée. Le collectif réfléchit à proposer "un tracé plutôt vers Six-Fours que vers Saint-Mandrier". Denise Reverdito, membre d’Europe Ecologie les Verts, s’est dite "très choquée en terme de démocratie". Selon elle, "comment peut-on faire autre chose que ce qui a été voté par les élus ? Le citoyen est floué".
(1) L’assemblée générale du Collectif tramway aura lieu le 14 mai, à 09h30, à la maison Méditerranée à Toulon.
Les contre-exemples
Marie-Jeanne Gobert, élue de la ville de Caen, de passage à La Seyne, a tenu à témoigner du Tram sur voie réservée, choisi dans sa ville, "présenté comme un super BHNS". Sept ans après sa mise en service, elle se désole : "Jamais plus ! On est 110 000 habitants et on laisse des gens sur le trottoir le matin. On a mis de l’argent et les gens sont obligés d’attendre, car la capacité est insuffisante." Robert Alfonsi rapporte que le maire de Nantes regrette d’avoir choisi le BHNS. "Quand ils ont voulu faire une seconde ligne, ils ont choisi le tram."
LA MARSEILLAISE - édition du 10 avril 2011.
Agglo’. Chesneau Philippe, conseiller régional délégué à l’économie responsable, communique.
"Vélo et Tramway ! "
" Enfin une piste cyclable entre la Pyrotechnie et le Pont des Gaux. Attention à l’aménagement des ronds points qui ne doivent plus être des passages de la peur pour les cyclistes. Attention à aménager après une concertation approfondie avec les associations d’usagers du vélo en ville. Surtout quand on voit que ces travaux se montent à un million d’euros.
Que l’argent public soit bien utilisé. Mais, pourquoi ne pas prévoir en même temps une voie en site propre pour le futur transport en commun de l’agglomération ?
Au lieu de détruire des terres agricoles emblématiques comme aux Olivades, ne serait-il pas plus sérieux de prévoir le futur transport en commun de l’agglomération reliant Toulon et la Seyne par le cimetière ouest de Toulon et la Pyrotechnie sur l’avenue Aristide Briand ?
Et, comme cela se fait dans toutes les villes qui ont des transports en commun dignes de ce nom, une autre branche reliant le centre ville de Toulon à la Beaucaire ? Sinon, on aurait l’impression que le choix de la date de démarrage des travaux de la piste cyclable ne serait qu’un prétexte pour tenter de faire oublier l’arrêté d’expulsion des Olivades. Honni soit qui mal Y pense ! "
Le conseil municipal du Pradet a assisté, mercredi, à la présentation des deux projets de Transport en commun en site propre. L’opposition était absente.
Le maire et son conseil municipal ont organisé, mercredi dernier, une réunion pour présenter les deux hypothèses de mode de Transport en commun en site propre(TCSP) dans l’agglomération : un Bus à haut niveau de service ou un tramway sur rails.
Ce devait être un grand débat "contradictoire" entre partisans du tramway et ceux du Bus à haut niveau de service (BHNS). Cela devait apporter à tous les élus municipaux un éclairage sur le futur Transport en commun en site propre (TCSP) de l’aire toulonnaise. Ce devait être enfin l’occasion d’arrêter la position de la ville sur le sujet. Postion que les élus communautaires du Pradet relayeraientensuite "en âme et conscience" dixit le maire Claude Mesangroas, lors d’un futur conseil d’agglomération. Sauf que la réunion organisée mercredi soir en mairie n’a pas tenu toutes ses promesses. La faute, en partie aux absents
Ainsi l’opposition de droite, emmenée par Hervé Stassinos, avait choisi la politique de la chaise vide. Le groupe UMP craignait sans doute de se mettre en porte-à-faux avec la majorité départementale, laquelle avait officiellement désapprouvé la tenue du rassemblement. "Le Pradet uni" et son leader Roland Joffre ont aussi brillé par leur absence. Une seule élue de l’opposition Paule Confortini (PS), du groupe "Autrement au Pradet" a finalement assisté aux exposés.Mais même sans ces défections, non justifiées pour certaines (1), le débat ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Car personne au sein de TPM n’avait donc souhaité venir défendre le BHNS, mode de transport qui a la préférence d’Hubert Falco. "Le débat doit avoir lieu en préfecture à l’initiative du conseil communautaire (...) dont c’est la compétence" avait justifié Yannick Chenevard par courrier
Le BHNS présenté par un adjoint
La ville restera donc la seule des douze de TPM a avoir choisi "la démocratie participative" en amont. Et c’est finalement Bernard Pezery, premier adjoint, qui s’est chargé de détailler le dossier du BHNS. Il a ainsi rappelé la "flexibilité" de ce " super bus ", son coût moindre ou encore son potentiel de requalification important".
Ensuite, Valentin Giès, porte-parle du collectif, a défendu les avantages supposés du rail selon un argumentaire désormais bien rodé. En exergue : le BHNS transporte moins de passagers et ne répondrait "pas aux besoins de l’agglomération" ; et, "à l’horizon de 15ans, le tram devient moins coûteux qu’un BHNS plus cher à l’exploitation".
Décision de TPM : " Courant février " ?
S’en est suivi un échange de questions techniques entre élus et le collectif. Le Maire Claude Mesangroas voulait un débat "contradictoire ", il a surtout eu la parole de Frédéric Fiore. Au fil de la discussion, son adjoint aux finances a endossé à plusieurs reprises le rôle du sceptique sur les avantages supposés du Tramway. Finalement à l’issue de deux heures d’échanges souvent passionnants, aucune décision n’a été prise par le conseil municipal.
Yannick Chenevard aurait en effet promis un "débat " au sein du conseil communautaire - "courant février " a précisé le maire avant le vote de TPM. Mercredi, nombre d’élus pradétan ont toutefois avoué à demi-mots qu’ils avaient trouvé l’argumentaire en faveur du tramway très convaincant.
MA. D
" Je suis chagriné que certains élus de l’oppositon n’aient pas vulu participer au débat. Surtout que ce sont ceux qui me taxent généralement d’anti-démocrate...."
Claude Mesangroas, maire du Pradet
"Investir 540 millions d’euros pour le tram au lieu de 340 pour le BHNS et dire que c’est un choix " en bon père de famille ", ça m’interpelle un peu..."
Frédéric Fiore, Adjoint Délégué au Budget, en réponse au collectif Tramway
" Toulon a déjà un BHNS, c’est la ligne 1 du Réseau Mistral. La seule chose qui change, c’est le carénage."
Valentin Gies, porte-parole du collectif tramway
" Bravo, vous avez bien bossé. Mais je vous ferais un reproche : celui d’être trop brut dans le constat. Ce n’est pas possible que le tramway soit la solution à tout . "
Frédéric Fiore, en réponse au collectif tramway
" C’est un faux débat d’opposer deux moyens de transport qui sont complémentaires. "
Bernard Pezery, adjoint au maire
" Je suis outrée de la façon dont sont traités les conseillers communautaires au sein de TPM. Nous avons l’interdiction de débattre sur le TCSP lors des commissions transport. C’est incroyable ! A quoi sert-on si le débat est déjà tranché ? "
Jennifer Deli, conseillère municipale et communautaire
" Je suis vraiment surpris d’être le seul des douze maires de l’agglomération à organiser ce débat. "
Claude Mesangroas, maire du Pradet
(1) Hervé Stassinos (UMP) a justifié son absence en déplorant, entre autres, qu’en l’absence du " principal Intervenant, à savoir TPM ", le débat ne puisse être " contradictoire ". Alain Bogliolo (PS), lui, était excusé.
"Merci madame Audibert...."
Fathia Laribi, asthmatique vit (vivait ?) depuis quelques mois dans un appartement envahi par la moisissure.
Ce qui, jusqu’à ces jours derniers, n’avait vraisemblablement pas l’air d"émouvoir grand monde. "Vous savez, içi, on est au bord de mer, l’humidité est partout..." lui avait-on alors répondu avec perspicacité du côté deTPM. Ah oui ? Dans les belles demeures résidentielles du Cap-Brun aussi ? Comme c’est dommage, on compatit. Le foncier risque d’en prendre un sacré coup si ça s’ébruite.
Excédée par tout cela après de multiples démarches infructueuses auprès des services compétents, la pauvre Dame prend sa plume et s’adresse alors directement au premier magistrat de sa Commune ;
"Je me permets d’attirer votre attention (...). Jusqu’à ce jour aucun appartement ne m’a été attribué, commence-t-elle. "Je tiens à vous préciser que le logement que j’occupe se dégrade de plus en plus : crépis du plafond qui tombe par plaques, moisissures qui envahissent les murs... Mes meubles sont abîmés...."
Elle met ensuite directement en cause dans son courrier un directeur technique de TPM en charge du dossier : "Je lui ai fait part de mes problèmes de santé causés par les moisissures et l’humidité, de mes crises répétées d’asthme. Il m’a répondu que mon cas n’était pas une urgence" reprend-elle indignée.
"Vous savez, je suis contente. J’ai été très bien reçue. Depuis le temps que j’attendais... N’oubliez pas de l’indiquer dans votre article" tient-elle à nous préciser.
Pourquoi pas. Nous ne trouverions même aucune objection à nous faire l’écho d’un enthousiasme partagé par l’ensemble de la population du Centre ancien. Sauf, que personne n’est encore véritablement sorti de "l’auberge". Pas même Fathia Laribi, hélas. Etant entendu qu’une chambre d’hôtel ne peut véritablement être considérée comme une alternative décente au mal-logement .
Bon nombre de ces résidents étaient justement présents la semaine dernière aux voeux de l’association Toulon@venir munis de pancartes exprimant leur ras-le-bol en ces termes : "Rats, moisissures, dangers électriques, mépris, indifférence, expropriation... On en a marre d’être moins considérés que des animaux".
Ainsi s’expriment toujours les naufragés de l’îlot perdu.
THIERRY TURPIN
Bus a haut niveau de service ou Tramway ? Le maire du Pradet a décidé de prendre en compte l’avis des Pradétans pour rendre son verdict lors du conseil communautaire, même si sa commune n’est pas concernée par le premier tronçon du tracé.
Quel transport en commun en site propre pour l’agglomération toulonnaise ?
Des tramways ou des bus à haut niveau de service (BHNS) ? La question ne cessant d’être rebattue, doit trouver sa réponse dans les prochaines semaines lors d’un vote des élus de la communauté d’agglomération Toulon-Provence-Méditerranée (TPM). Au Pradet, le Conseil municipal a opté pour un mode de décision pour le moins original au sein de TPM.
Le 18 décembre dernier, le maire Claude Mesangroas annonçait la tenue d’un débat contradictoire sur sa commune. Vendredi en séance publique, il invitait les conseillers municipaux (majorité et opposition) et la population à assister aux débats, demain 26 janvier à 18 H à l’hôtel de ville.
Deux exposés pour un débat contradictoire
"Nous aurons un exposé de quelques minutes par le collectif pour un tramway dans l’agglo, puis quinze minutes par deux représentants de TPM pour le BHNS. Je souhaite ensuite une discussion très libre du conseil municipal. Ce débat ne devra souffrir d’aucune logique politicienne, mais devra prendre en compte l’efficacité de ces modes de transport et de leur coût"
Charge ensuite aux sept élus pradétans représentant la commune à l’agglo, de faire connaître le mode de transport retenu collégialement.
Sur le papier, le débat promettait qu’on s’y interesse. Mais TPM a fait savoir qu’elle ne défendrait pas sa position au Pradet. "Ce débat qui se tient déjà au bureau communautaire entre les douze maires, doit avoir lieu en préfecture à l’initiative du conseil communautaire et de ses élus dont c’est la compétence" écrivait Yannick Chenevard, vice-président de TPM, le 21 janvier.
En substance : le débat doit avoir au sein de l’agglo, libre aux maires d’informer leur population de l’avancée des réflexions. Le Pradet aura tenté d’informer en se posant en agitateut d’idées. Le débat, même tronqué, est bel et bien maintenu, demain.
S.M